L'AUTRE BLOG DU PATRON




Inflation des coûts du positionnement payant
mercredi, décembre 22, 2004

En 2004, le prix d'achat des mots clés sur le programme Google Adwords a augmenté de 80 %. Pour mémoire, sur ce programme, comme sur celui des concurrents, Overture et Espotting, l'achat des mots clés se fait aux enchères permanentes et le client paie au clic sur le lien commercial vers son site. C'est donc un simple paiement pour une visite ou plutôt pour une arrivée sur la page d'accueil, ni plus, ni moins. Dès à présent, certains mots clés se paient plus de 3 euros.
Dans nos recommandations et nos offres, nous prévenons depuis longtemps nos prospects et clients sur les risques évidents d'inflation liée aux principe de fonctionnement du positionnement payant. En 2004, 80% de hausse des coûts, combien en 2005 ? il n'y a pas beaucoup de domaines où les augmentations ont été à ce niveau. Essayez d'aller négocier avec Google ? Faites moi encore rire comme cela, c'est trop...
Nos clients ou prospects sont très intéressés par le positionnement payant, car, disons le sans tourner autour du pot, ils ne comprennent pas comment fonctionnent les outils de recherche, ce qu'il faut faire pour être présent, et ils sont dans une logique "j'achète, j'ai un résultat, terminé". Cela leur semble clair, simple, rationnel, une logique de marché. Ils oublient juste un détail, c'est qu'en face d'eux, ils n'ont pour être sur Google qu'un vendeur, Google, qui leur vend une ressource unique, la présence d'un lien vers leur site aux enchêres. C'est loin de l'économie de marché.
Pour un prospect, nous avons fait une simulation du budget du positionnement payant pour son site, et 6 mots clés, sur une cible anglophone internationnale, coût d'achat : 950 euros par jour, sur un an, sans tenir compte de l'inflation prévisible liée aux enchêres, le budget prévisionnel pour son site est de plus de 300 000 euros.
En conclusion, une société consciente des enjeux de sa présence sur les outils de recherche, doit s'engager et mettre les moyens pour que son site soit présent sur les outils de recherche grâce au référencement naturel et utiliser de façon ponctuelle le positionnement payant.


Le pont de Millau
vendredi, décembre 17, 2004

J'ai entendu à la radio, France Info, que le pont de Millau inauguré hier, avait été un chantier exceptionel car livré en avance par rapport aux délais, moins de trois ans depuis le début de la construction, et que son coût était inférieur de deux millions d'euros par rapport aux prévisions. Ce qui veut dire qu'il est possible de faire un grand chantier de travaux publics sans dépasser les délais et moins cher que les budgets prévus.
Ce n'est pas l'état ou collectivité qui était le client, le financeur de ce projet mais un consortium privé. Deux explications, soit quand ce sont des fonctionnaires et des élus qui gèrent les projets comme ce n'est pas leur argent, et que bien souvent dans les affaires de travaux et de bâtiments, ils semblent qu'ils aient quelques intérêts personnels, les budgets sont quasiment toujours dépassés. Soit, comme dans ce projet le client, était aussi l'entreprise de travaux, elle avait un intérêt à ne pas jouer du budget supplémentaire, des demandes de devis complémentaires, des clauses de révision de marché, pratiques habituelles du BTP, et donc à livrer le projet dans les délais afin de pouvoir l'exploiter pour commencer à rentabiliser son investissement.
Peut-être que la réponse est un peu entre les deux. Quoi qu'il en soit, au final, la solution privée coûte moins cher à la collectivité, et est plus efficace.


Patrons, donnez des vrais stages aux étudiants !
jeudi, décembre 16, 2004

C'est le titre de l'acticle paru dans le journal Ouest France du lundi 13 décembre. Ouest France est un journal ambivalent, les unes de couvertures sont généralement bien écrites et expriment des opinions généreuses mais conservant leur bon sens, sans donner systématiquement dans la flatterie de l'opinion générale ou du parler politiquement correct. En revanche, le contenu des articles internes, ce n'est pas la même chose du tout, du tout. Sous couvert d'écrire de l'information, il y a un parti pris constant de désinformation, ou d'information dans le droit fil du politiquement correct de gauche. Les exemples sont nombreux et j'ai quelquefois écrit à des journalistes pour leur faire part de mon avis sur leur manipulation de l'opinion,leur réponse c'était le genre outré que quelqu'un puisse oser critiquer leur oeuvre, c'est sacré, intouchable. Dans le titre de cet article sur les stages, les patrons, que l'on peut imaginer gros cigare au bec, et en plus je fume le cigare, sont mis en cause par le journaliste comme responsable de la pénurie des stages en entreprises parce que maintenant l'Education Nationale aurait intégré ce besoin dans les cursus de formation. C'est bien. Je ne vois par pourquoi les patrons refuseraient à prendre des stagiaires si cela peut être utile pour leur entreprise, sachant qu'ils ne sont pas missionnés et financés pour cela, sauf exception et qu'un stagaire cela coûte et rapporte rarement. Ce qui coûte surtout, c'est le temps d'encadrement d'un stagiaire et que dans les PME, il n'y a pas beaucoup de salariés qui ont du temps libre pour s'occuper d'un stagiaire.
Un autre point que je constate dans notre domaine d'activité, le web, c'est le gonflement de l'offre des établissements de formations publics et privés. Ces établissements vendent leur programme à une cible de jeunes qui espèrent trouver là des débouchés, hypothétiques en ce moment où il y a pléthore de concurrence sur ce marché immature. Ce sont les établissements qui gagnent de l'argent à alimenter le marché de jeunes et moins jeunes plus ou moins bien formés. Ce qui est étonnant, c'est que le programme de formation de ces établissements est, pour l'essentiel, constitué par le stage en entreprise, par exemple 2 mois de formation et 6 mois en entreprise pour un pseudo diplôme, c'est limite escroquerie.