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Webmarketing

Google, ce pollueur visuel

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Bien loin les jeunes années où les recherches Google étaient aussi propres que le logo de la firme était moche. Les résultats des pages partagent maintenant plus de similarité avec la foire du trône qu’avec l’Encyclopédie Universalis. Tour d’ensemble non-exhaustif de ce qui décore nos recherches.

Petite histoire

Sacré Google ! Depuis 1997, l’entreprise surcharge son moteur de nouvelles fonctionnalités.
Le staff a passé en revue les principaux changements en hommage à leurs 15 ans.
La vidéo passe sur de nombreux détails qui s’ajoutent aux SERP (résultats d’une page de moteur), et « améliorent l’expérience utilisateur » selon les mots de la firme californienne.

Il est très difficile de suivre les évolutions du moteur tant elles sont nombreuses. On va essayer de lister les éléments qui viennent colorer ces jolies pages.

Mais d’abord, un mot de Google sur ces changements

Et un peu d’archéologie : une recherche en 2002, la même en 2011

Les annonces Adwords

Ces fameuses publicités Google figurent en haut des SERP. Dans le jargon, elles font partie du SEM (Search Engine Marketing, Marketing des Moteurs de recherche)

 

  • Initialement, les Adwords étaient bleus et jaunes. Désormais, ils sont en jaune pâle. Pour les confondre avec les résultats du référencement naturel ?
  • Le marqueur « Annonces » est plus discret. (et omet surtout « Google »)
  • Les AdWords prennent plus de place qu’à leurs débuts.
  • Comment agrandir l’espace qu’ils occupent ? En rajoutant du texte !
    Les microdonnées ajoutent des items comme les étoiles AdWords, les évènements, le détail des produits, des recettes de cuisine…
  • Des services ajoutent le numéro de téléphone cliquable de l’entreprise
  • L’espace blanc entre les AdWords et les résultats naturels est plus important.
  • Google Shopping ajoutent des photos de produits, affichées sur les annonces latérales et bientôt sur l’espace supérieur.
  • Les annonces ne sont plus seulement sur le côté supérieur et latéral de la page : on peut les placer en bas de page.

 

 

La page de résultats

Google greffe progressivement ses services et les fait passer en priorité sur les résultats naturels.
Un large bloc apparaît si les mots-clés d’une recherche figurent dans :

  • une actualité Google
  • une page Google Books
  • une image dans Google Images
  • un produit de Google Shopping
  • un lieu mentionné dans Google Adresses ou Maps
  • une vidéo YouTube (filiale de la firme)
  • n’importe quelle autre invention de Google (vol, devises…)

Si en plus on rajoute le nom d’une catégorie à la recherche, ces services apparaissent en premier (exemple : mot-clé images fait directement intervenir la barre Google Images pour ce mot-clé).

Ces blocs prennent un espace important, souvent bien positionné et très distractif. Il détourne le lecteur des autres résultats.

Au fait, vous vous rappelez de Google +, leur propre réseau social ? Vous verrez apparaître le bouton +1 à chaque résultat de recherche, y compris aux images et AdWords, si vous êtes connectés à un compte Google (même si vous n’avez pas souscrit à G+).

Les sites référencés naturellement

Google offre aux sites bien positionnés (SEO) des outils redoutables pour prendre encore plus de place.

  • Évoquons une nouvelle fois les microdonnées ou Rich Snippets, qui ne sont pas une exclu AdWords !
  • Plusieurs pages d’un même nom de domaine peuvent apparaître sur la page de résultats. Cela se raréfie, mais existe encore.
  • Les sitelinks sont les pires instruments de cette catégorie. Google crée une arborescence du site et de ses pages les plus consultées. Un trust visible et confortable de plusieurs résultats de recherche
  • Vous souvenez-vous de Trusted Stores pour les e-commerçants ? Le badge apposé aux sites de e-commerce rajoute une nuisance visuelle supplémentaire.

Bonus : les éléments qui entourent la page

La barre des critères de recherches à gauche s’occupe de squatter l’espace, mais moins que la prévisualisation des sites qui occupe facilement 40% de la page et réduit l’espace de présentation des sites. (visible à droite, en passant son curseur sur la double flèche)

Ca relève plus du mauvais esprit puisque ces options sont utiles, mais ça manquerait si on n’en parlait pas !

Epilogue

Ouf, c’est fini ! Mais d’autres d’éléments s’incrémentent et transforment les résultats en page dégoulinante d’options : les applications développées pour Android sur l’Android Market depuis peu de temps, par exemple.

Les référenceurs s’inquiètent de cette tendance : myposeo l’a bien compris en modifiant son outil de position, en précisant la position réelle des résultats naturels.

Ca prêterait à sourire sans ce constat : Google se donne un pouvoir hégémonique sur les recherches, et pas forcément pour le meilleur : la récente éradication des sites de direct download et de peer-to-peer de l’index en est un bon témoin. Rappelons au passage que le moteur, premier détenteur des parts de marché des revenus publicitaires en ligne (44%), est utilisé par 90% des européens.