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Panique au zoo Google : le Penguin s’échappe

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Penguin, ou (ce qui semble être) LE changement d’algorithme de Google de l’année, n’a pas manqué de défrayer le web depuis son instauration, mercredi. Plaintes sur les forums, interrogations inquiétées, cris du cœur contre Google… Mais le moteur persiste et reste muet sur les changements apportés par l’algorithme, qui aurait impacté 3% des sites internet. Nous allons essayer de comprendre de quoi est fait cet algorithme.

L’arme du Pôle Nord

« Penguin » a été lancé ce 25 avril par Google, soit 5 jours après une récente actualisation de Panda, algorithme de Google pénalisant la « suroptimisation » : l’abus des techniques de référencement. La puissance des coups infligés est probablement liée à la conjugaison de ces algorithmes.

Au moment où arrive Penguin, le web français était déjà secoué par les pénalités infligées aux communiqués de presse, ces sites de publication d’articles uniques d’environ 300 mots. Aussi, la première réaction du web français dressait cet état de lieu désabusé : « jamais je re-rédigerai un seul CP [Communiqué de presse]. » , désignés responsables de cette bérézina.
Cependant, les témoignages sont partagés sur ces plateformes de communiqué (on ne peut pas les taper indéfiniment !), et la plupart ne sont pas affectées. Très vite, il semble que l’algorithme tire à l’aveuglette, et dans les sites référencés proprement, et dans les sites peu respectueux du web. Une source d’inquiétude supplémentaire.
Labisse théorise alors la mise en place d’une kyrielle de filtres différents visant à sanctionner les pratiques non-naturelles (et toute la rengaine des comportements condamnés par Google) 

Après avoir dissipé les premiers doutes, il semble que la plus grosse pénalité concerne la suroptimisation interne, traditionnellement chassée par Panda, et la suroptimisation externe.

Régler le problème de suroptimisation

La « suroptimisation » concerne tout excès de zèle, à propos :

des textes. Nos observations confirment qu’il suffit de peu de répétitions pour que la pénalité arrive.
Solution : Commencez par retirer le texte répétitif et inutile (en particulier dans les pieds de page). Assurez-vous de ne pas recopier du contenu, rendez-le unique et attractif. Variez le champ lexical et sémantique, mais gare aux erreurs qui sont apparentées au « spinning », pratique haïe de Google.

des liens. Bâtir des liens devient plus que jamais une stratégie à penser et à suivre. Trop de liens ont amené un site solidement établi à s’effondrer : ainsi, une base solide est nécessaire pour tenir bon et rester bien positionné dans les pages de résultats.
Solution : Trois concepts priment : la contextualisation, la parcimonie et la diversité.
Un lien doit être contextuel : rien ne sert de placer un lien vers un garage en Moselle depuis un site anglais de maroquinerie.
La parcimonie est de rigueur : trop de liens depuis une même source, c’est suspect ; en avoir trop depuis trop de sources, c’est suspect aussi. Faites attention aux traditionnels échanges de liens qui peuvent être considérés comme de l’achat de lien.
Enfin, la diversité consiste à changer le texte de ses ancres, car il est très simple de tracer ces liens et évident de reconnaître cette pratique sanctionnable.

Les recommandations -insuffisantes- de Google

Google s’est contenté d’un discours laconique et répétitif sur le référencement naturel, où celui-ci donne ses propres conseils :

– Faciliter l’utilisation des sites internet (accessibilité, ergonomie, intuitivité)
– Créer du contenu utile à l’internaute
– Rendre le site « attirant » (conception graphique…)
– Accélérer la vitesse de navigation
… Et c’est tout ? Pas de liens pour référencer ?

Google parie sur la spontanéité d’un individu qui relaiera de lui-même le contenu, sur les réseaux sociaux par exemple (et le sien de préférence).
Selon Google, être naturel, c’est donc ne rien faire de plus que ce que ferait un néophyte. Ironique, non ? Une machine (ou presque) qui commande d’être naturel. Amusant et inquiétant à la fois.
Mais en réalité, que ferait un néophyte ?

– Il ferait des url de type www.exemple.com au lieu d’ancres
– Il lui arriverait de faire des répétitions et tournures de phrase maladroites
– Il n’utiliserait pas les balises type méta, title, h1…

Conclusion : Google ne s’intéresserait pas au débutant. Il ne l’aide pas beaucoup lorsqu’il supprime la fonction de temps de chargement des pages dans les Webmasters Tools, ni en précisant ce contre quoi il lutte avec le changement Penguin. Google instaure progressivement la peur pour ces petits commerçants qui vivent de leur boutique en ligne.

Enfin, on ne le répétera jamais assez, une surveillance permanente reste plus que jamais de mise pour comprendre pleinement les exigences des moteurs et leurs changements permanents.