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Quel avenir pour le trafic des petits sites ?

Article posté par | Le
botter le cul de Google Panda

Ne vous laissez pas écraser par les mises à jour de Google

Cette année a été riche en rebondissements SEO. Google renforce sa lutte contre le spam, contre tous ceux qui tentent de manipuler ses résultats. Il fait peur, il inquiète. Les modifications qu’il impose signent-t-elles la fin des plus petits sites ?

Hausse des coûts du référencement naturel

Les mises à jour de Google, ses filtres Panda et Pingouin lâchés dans la nature transforment le métier de référencement. Pour ne pas subir les foudres du géant de la recherche en ligne, les référenceurs doivent faire profil bas, il faut se montrer plus naturel, privilégier plus que jamais la qualité à la quantité, rédiger des contenus régulièrement…

Ces actions ont-elles un impact sur les tarifs des prestations ?
Pour être plus naturel, l’automatisation de la création de liens est à bannir. Bien sûr, si on automatise moins, le temps à passer à la création de liens augmente, ce qui se répercute sur les coûts. La quantité des liens est primordiale sous l’aspect de leur intérêt pour l’internaute.

La rédaction et la diffusion de ce contenu régulier, frais et de qualité, en revanche, a bien un impact sur les budgets des entreprises. Il faut du temps pour créer ce contenu et le diffuser, et si le gestionnaire du site n’a pas ce temps, ce qui est souvent le cas pour les petites entreprises qui ont rarement quelqu’un en interne dédié à cela, il doit trouver un prestataire pour le faire à sa place. Qu’il s’agisse d’une solution externe, d’une prestation de son agence, cela a forcément un coût que les plus petits clients auront du mal à supporter.

Dans le même contexte, le guest blogging est souvent présenté comme la solution d’avenir pour les référenceurs dans leur lutte contre le Pingouin. C’est possible. Mais pour le faire, il faut d’abord avoir un blog dans sa thématique, se faire connaître avec des contenus pertinents et réguliers, être reconnu comme un auteur pouvant apporter une valeur ajoutée. Nul doute que son avenir sera compromis si le guest blogging est réalisé de façon médiocre, plus ou moins automatisé pour obtenir des liens, à la façon des CP bas de gammes.
Les référenceurs devront donc faire la gestion du blog sous le compte Auteur du client pour pouvoir proposer d’autres contenus à des sites tiers et obtenir de précieux liens. Inutile de préciser que ce temps n’est pas souvent inclus aujourd’hui dans les prestations de référencement.
D’autre part, on croit les blogs adaptés seulement au B to C, c’est faux ! Le B to B a aussi intérêt à avoir un blog : la preuve ici.

Diversification des sources de trafic

Malgré les modifications de Google, ses mises à jour mais aussi les modifications de sa page de résultats qui mettent à mal les résultats organiques avec la recherche universelle (qui favorise les produits Google : Adwords, Google Shopping, Google Image, YouTube), le référencement naturel reste encore dans une majorité des cas la source de trafic la moins chère et donc la plus rentable. C’est aussi la plus aléatoire puisque les sites sont dépendants de l’algorithme de Google pour se positionner. A la moindre modification, le risque existe de tout perdre. D’autant plus que les dernières mises à jour ont prouvé que Google n’hésite pas à sanctionner des pratiques jusqu’ici tolérées voire conseillées.

Les sites ont intérêt à se libérer de cette dépendance, à diversifier les sources de trafic par :

  • Le référencement naturel
  • Le référencement publicitaire, Google Adwords. Si l’avantage certain de cette solution est d’être sûr d’apparaître dans les résultats de recherche, son gros inconvénient est son coût d’acquisition. Basé sur un système d’enchères permanentes entre concurrents, les prix ne peuvent que monter, surtout s’il y a de plus en plus d’acteurs sur le marché. L’appel à un professionnel indépendant de Google doit permettre aux entreprises d’optimiser leur budget.
  • Les market places. Sources de trafic très qualifié, avec d’excellents taux de conversion selon les marchés et les sites ciblés. Mais les places sont chères, parfois très chères, parfois de plusieurs milliers d’euros la semaine de présence.
  • Les réseaux sociaux. Google +, Facebook, Twitter en tête. Selon les objectifs du site, d’autres peuvent être essentiels, notamment LinkedIn ou Viadeo. Mais comme la rédaction et la gestion de contenu, la gestion des réseaux sociaux a aussi un coût. Il faut entretenir sa communauté et partager. C’est du temps à passer pour les entreprises, une dépense supplémentaire pour les gérer (personnel interne ou prestataire externe).

La combinaison des sources de trafic est bénéfique pour le trafic du site, elle est aussi une assurance de ne pas tout perdre du jour au lendemain. Mais c’est également bénéfique pour le référencement naturel, ce sont autant de signaux envoyés aux moteurs pour juger la qualité du site. De plus, certains se travaillent parallèlement, en particulier la création de contenu et les réseaux sociaux.

Il y a quelques années, on pouvait se contenter uniquement du référencement naturel pour réussir. Mais aujourd’hui, au-delà de l’impact sur le SEO, se passer des autres moyens de trafic c’est se passer de visites, de conversions et de ventes. Nous avons déjà publié un article sur la perte de trafic si on se contentait seulement du SEO sans Adwords, il est toujours d’actualité.

La fin d’un El Dorado ?

Nombreux sont les entrepreneurs qui ont compris qu’on ne peut être invisible sur la toile quand on lance son site, mais les moyens à mettre en œuvre ne sont plus les mêmes qu’il y a quelques années. La hausse de la concurrence et le durcissement des règles par Google impactent directement les budgets lors du lancement d’un nouveau site.

Cela signe-t-il la fin d’un rêve ? Pas nécessairement.
A chaque mise à jour de Google, on annonce la fin du SEO, mais il s’adapte. Il n’est pas mort, au contraire, il évolue vers une approche plus globale, la création de visibilité, et de ce fait il n’a jamais été aussi vivant.

Il en va de même pour les nouveaux projets. La répartition des budgets va évoluer. Aux professionnels du web de convaincre les plus petits clients que les investissements dans la communication sont la clé de la réussite sur le web.

Ne vous laissez pas gagner par la psychose, ce durcissement des règles par Google peut être l’occasion d’élargir votre horizon et d’améliorer votre trafic. Et d’apprécier la valeur ajoutée des agences qui sont capables de le faire.